Il n’y a AUCUNE différence entre papier peint intissé et non tissé : ce sont deux noms pour désigner exactement le même revêtement mural.
« Intissé » vient du français, « non-tissé » est la traduction littérale de l’anglais « non-woven ». Les deux termes décrivent un support composite fait de fibres textiles et cellulose assemblées sans tissage.
Je cherchais du papier peint pour refaire mon couloir. Le vendeur m’a demandé : « Vous voulez de l’intissé ou du non-tissé ? » J’ai regardé les deux étiquettes, les descriptions techniques, les prix… et j’ai réalisé que je parlais exactement de la même chose. Spoiler : lui aussi haha… Du coup :
Pourquoi cette confusion entre intissé et non-tissé ?
Un problème de traduction et de terminologie
Le terme anglais « non-woven wallpaper » signifie littéralement « papier peint non tissé ». Quand ce type de revêtement mural est arrivé en France au milieu des années 2000, certains fabricants ont traduit littéralement en « non-tissé », d’autres ont utilisé le terme technique français « intissé ».
On se retrouve avec deux appellations pour le même produit. C’est comme si on vendait du « yaourt » et du « yogourt » en expliquant que c’est différent. Sauf que c’est exactement pareil.
Les fabricants entretiennent le flou
Certaines marques utilisent volontairement les deux termes sur leurs emballages ou leurs sites. Ça crée une illusion de gamme étendue alors qu’il s’agit du même support de papier peint. Malin commercialement, mais ça sème la confusion chez les acheteurs.
Dans les magasins de bricolage, tu verras parfois « intissé » sur les rouleaux bas de gamme et « non-tissé » sur les collections plus chères. Ça ne change rien à la composition : les deux sont fabriqués avec les mêmes fibres synthétiques et fibres naturelles.
C’est quoi exactement un papier peint intissé (ou non-tissé) ?
La composition technique
Le papier peint intissé est composé de fibres de cellulose (issues du bois) et de fibres de polyester assemblées par un procédé de compactage. Ces fibres ne sont pas tissées comme un textile classique, d’où le nom « non-tissé ».
C’est exactement la même technique utilisée pour fabriquer les filtres à café, les sachets de thé, ou certains masques chirurgicaux. Les fibres sont disposées en nappe puis liées entre elles par pression, chaleur ou liaison chimique.
Le résultat ? Un support solide, souple, et beaucoup plus résistant que le papier peint traditionnel qui, lui, est fabriqué uniquement en cellulose tissée.
Le grammage qui fait la différence
Un bon papier peint intissé a un grammage entre 150 et 200 g/m². Plus le grammage est élevé, plus le papier est épais et robuste. Les modèles haut de gamme atteignent 220-250 g/m².
À titre de comparaison, le papier peint classique pèse entre 90 et 120 g/m². C’est pour ça qu’il se déchire facilement et qu’il faut être ultra-délicat pendant la pose.
Les différentes finitions disponibles
Le support intissé peut recevoir différents types de finitions de surface :
- Intissé lisse et mat : la finition la plus courante, moderne et élégante
- Intissé texturé : avec un léger relief qui donne du caractère
- Intissé à peindre : support blanc destiné à être repeint plusieurs fois
- Intissé expansé : avec des motifs en relief créés par gaufrage
- Intissé vinyle : avec une fine couche de PVC pour les pièces humides
Attention, quand on parle d’« intissé vinyle », on a bien un support intissé recouvert d’une couche de vinyle. C’est différent du papier peint 100% intissé qui, lui, ne contient aucun PVC.
Les vraies différences à connaître en papier peint
Intissé vs papier peint traditionnel
Voilà la vraie distinction qui compte. Le papier peint traditionnel (aussi appelé papier peint classique ou papier peint standard) est composé uniquement de cellulose tissée. C’est le papier peint historique, celui qu’on trouvait chez nos grands-parents.
Ses inconvénients sont nombreux : il se déchire facilement, il se rétracte en séchant (ce qui crée des joints qui bâillent), et il faut obligatoirement l’encoller puis le laisser détremper avant la pose. C’est long, technique, et galère.
L’intissé, c’est la révolution. Il ne se déchire pas, il reste stable dimensionnellement (pas de rétractation), et surtout : on encolle le mur, pas le papier. Ça change tout en termes de facilité de pose.
Intissé vs papier peint vinyle
Le papier peint vinyle a une base en papier traditionnel recouverte d’une couche de PVC. Cette couche plastique le rend imperméable, lessivable, et ultra-résistant.
Avantage : il convient parfaitement aux pièces humides comme la cuisine ou la salle de bain. Il supporte les projections d’eau, la vapeur, et se nettoie facilement.
Inconvénient : le PVC n’est pas écologique. Sa fabrication pollue, et le papier peint vinyle n’est pas respirant. Il crée une barrière étanche qui peut favoriser les moisissures si le mur a des problèmes d’humidité.
Intissé vs papier peint pré-encollé
Le papier peint pré-encollé n’est pas un type de support différent : c’est un intissé sur lequel on a déposé une couche de colle sèche au dos. Il suffit de pulvériser de l’eau sur cette face pour activer la colle et poser le lé.
C’est ultra-pratique pour les débutants ou pour une pose rapide sans matériel. Pas besoin d’acheter de la colle, pas besoin d’encoller le mur ou le papier. Tu vaporises, tu poses, c’est fini.
Intissé vs papier peint adhésif
Le papier peint adhésif (ou papier peint autocollant) fonctionne comme un gros sticker. Il a une face collante protégée par un film plastique. Tu retires le film, tu poses, terminé.
C’est la solution la plus simple pour les petites surfaces ou les décorations temporaires. Idéal pour les locataires qui ne veulent pas s’embêter avec de la colle. Par contre, la qualité du papier adhésif est généralement inférieure à l’intissé classique, et il tient moins longtemps.
Les avantages du papier peint intissé
Une pose ultra-simplifiée
C’est l’argument numéro 1 de l’intissé : la facilité de pose. Tu encolles directement le mur avec un rouleau à colle ou une brosse à encoller, puis tu poses ton lé de papier peint. Pas besoin de table à tapisser pour étaler le papier, pas de temps de détrempe à respecter.
Quand j’ai posé mon premier papier peint intissé, j’ai été bluffée par la rapidité. Une pièce de 20 m² se tapisse en 2-3 heures maximum. Avec du papier traditionnel, il m’aurait fallu une journée complète. Si tu hésites encore sur quel type choisir, j’ai comparé tous les papiers peints faciles à poser pour t’aider à faire le bon choix selon ton niveau.
Résistance et durabilité exceptionnelles
Le papier peint intissé est presque indéchirable. Tu peux le manipuler sans crainte pendant la pose, le tirer légèrement pour ajuster le raccord, sans risque de le déchirer.
Une fois posé, il reste stable dans le temps. Pas de joints qui s’ouvrent, pas de décollements dans les angles. Les papiers peints intissés de qualité tiennent facilement 10-15 ans sans se dégrader.
Masque les imperfections du mur
Grâce à son épaisseur (150-200 g/m²), l’intissé masque les petites irrégularités du support. Des micro-fissures, de légères aspérités, des joints de placo apparents : tout ça disparaît sous un bon papier peint intissé.
Sur un mur abîmé, c’est un avantage énorme. Ça réduit considérablement le travail de préparation du support. Pas besoin de poncer et lisser pendant des heures.

Dépose facile et propre
Quand tu veux changer de décor, l’intissé se retire à sec, sans eau, sans produit. Tu décoles un coin, tu tires doucement, et tout le lé se détache en une seule pièce. Ça prend 10 secondes par lé.
Avec du papier traditionnel, il faut mouiller, gratter, frotter… C’est long et salissant. J’ai déjà passé des heures à gratter du vieux papier collé à la colle marine des années 70. Plus jamais ça. Si tu as du papier traditionnel à retirer, j’ai rédigé un guide complet pour décoller du papier peint facilement avec toutes les techniques qui marchent vraiment.
Un choix plus écologique
Le papier peint intissé 100% (sans vinyle) est fabriqué à partir de matériaux renouvelables : cellulose issue de forêts gérées durablement (label FSC) et fibres polyester recyclables.
Il ne contient pas de PVC, pas de composés organiques volatils (COV) si les encres sont à base d’eau. C’est un revêtement mural respirant qui laisse passer la vapeur d’eau et ne favorise pas les moisissures.
Comment poser du papier peint intissé ?
Le matériel nécessaire
Pour une pose réussie, tu as besoin de :
- De la colle pour papier peint intissé (spécifique, ne prends pas de la colle universelle)
- Un rouleau à colle et un bac à colle
- Une brosse à maroufler pour lisser le papier
- Un cutter ou des ciseaux de tapissier
- Un niveau à bulle ou un fil à plomb
- Un mètre ruban et un crayon
- Une roulette de tapissier pour les raccords
- Une éponge humide pour nettoyer les débordements de colle
Les étapes de pose
- Préparer le mur
Ton mur doit être propre, sec, et légèrement absorbant. Si tu as du placo neuf, passe une sous-couche d’impression pour uniformiser l’absorption. Si tu as de la peinture brillante, ponce légèrement pour que la colle accroche. - Tracer un repère vertical
À 50 cm du coin (la largeur de ton lé moins 3 cm), trace une ligne verticale parfaite au niveau à bulle. C’est ce repère qui garantit que ton premier lé sera bien droit. - Encoller le mur
Applique la colle au rouleau sur le mur, sur une largeur légèrement supérieure à ton lé. Sois généreux mais pas excessif. La colle doit couvrir uniformément sans former de coulures. - Poser le premier lé
Déroule ton lé du plafond vers le sol en le positionnant contre ton repère vertical. Laisse 5 cm de débord en haut. Maroufle du centre vers les bords pour chasser les bulles d’air. - Ajuster et maroupler
L’intissé ne se rétracte pas, tu peux donc repositionner ton lé pendant quelques minutes si nécessaire. Maroufle bien les bords et les angles avec ta brosse. - Araser les excédents
En haut et en bas, marque le pli avec le dos de tes ciseaux, puis coupe au cutter. Un geste net et franc pour une coupe propre. - Poser les lés suivants
Continue en faisant se toucher les bords (pose bord à bord), sans chevaucher. Passe la roulette de tapissier sur les raccords pour un joint invisible.
Les erreurs à éviter
Utiliser de la colle universelle
La colle pour intissé est spécifique. Elle contient des agents antifongiques et a une consistance adaptée. La colle universelle peut créer des décollements.
Encoller le papier au lieu du mur
Certains le font par habitude du papier traditionnel. Ça marche, mais c’est plus compliqué et ça annule tous les avantages de l’intissé.
Ne pas respecter le sens de pose
Chaque lé a une flèche au dos qui indique le sens. Si tu poses un lé à l’envers, le raccord des motifs ne tombera pas juste et ça se verra.
Dans quelles pièces poser du papier peint intissé ?
Les pièces sèches : partout sans problème
L’intissé convient parfaitement au salon, à la chambre, à l’entrée, au couloir, au bureau. Toutes les pièces de vie classiques où l’humidité reste normale.
Tu peux l’utiliser sur un mur d’accent pour créer un point focal, ou tapisser toute la pièce pour une ambiance immersive. Les papiers peints panoramiques en intissé sont magnifiques et transforment complètement un espace.
Les pièces humides : avec précautions
L’intissé résiste à l’humidité ambiante mais n’est pas imperméable. Tu peux l’utiliser dans une salle de bain ou une cuisine, à condition d’éviter les zones d’éclaboussures directes.
Pose-le sur le mur opposé à la douche, loin de l’évier, et assure-toi que la pièce est bien ventilée (VMC obligatoire). Si tu veux du papier peint derrière la baignoire ou dans une douche, prends plutôt de l’intissé vinyle qui, lui, est imperméable.
Les chambres d’enfants : le choix idéal
L’intissé est parfait pour une chambre d’enfant. Il résiste aux chocs légers, se nettoie facilement (s’il est lavable ou lessivable), et surtout : il se change en quelques heures quand les goûts de ton enfant évoluent.
Choisis un modèle lessivable pour les chambres de jeunes enfants qui dessinent sur les murs ou laissent des traces de doigts partout.
Combien coûte un papier peint intissé ?
Les prix selon la gamme
Un rouleau de papier peint intissé mesure généralement 10 mètres de long sur 53 cm de large (soit environ 5,3 m²). Les prix varient énormément selon la qualité et la marque :
- Entrée de gamme : 15-30 euros le rouleau dans les grandes surfaces de bricolage
- Milieu de gamme : 40-80 euros pour des collections de marques reconnues
- Haut de gamme : 100-200 euros pour des marques premium ou des créations d’artistes
- Papier peint panoramique sur mesure : 40-100 euros le m²
Pour ma chambre de 15 m², j’ai acheté 4 rouleaux d’un intissé milieu de gamme à 55 euros pièce. Total : 220 euros pour transformer complètement la pièce. Comparé à une peinture de qualité (50-80 euros pour 15 m² en comptant la sous-couche) et au temps passé, le papier peint reste compétitif.
Ne pas négliger la qualité
Un papier peint intissé bas de gamme aura un grammage faible (120-140 g/m²), des couleurs qui passent vite, et une durée de vie limitée. Si tu veux que ça tienne 10 ans sans jaunir ni se décoller, investis dans du milieu ou haut de gamme.
Le prix au m² final dépend aussi du rapport de pose. Un papier avec un gros motif qui nécessite de décaler les lés génère plus de chutes qu’un uni ou un motif à raccord libre.
Entretien et durée de vie
Nettoyer son papier peint intissé
Pour l’entretien courant, passe un chiffon microfibre sec ou légèrement humide. Ça suffit pour enlever la poussière et les traces légères.
Si ton papier peint est lavable, tu peux utiliser une éponge humide avec un peu d’eau savonneuse. Tamponne doucement, ne frotte pas. Sèche ensuite avec un chiffon propre.
Les modèles lessivables supportent un nettoyage plus intensif avec un détergent doux. C’est indispensable dans les zones de passage ou les chambres d’enfants.
Combien de temps ça dure ?
Un bon papier peint intissé posé dans de bonnes conditions dure entre 10 et 15 ans. Les facteurs qui réduisent sa durée de vie :
- L’exposition directe au soleil : même avec un traitement anti-UV, les couleurs finissent par passer
- L’humidité excessive : dans une salle de bain mal ventilée, des moisissures peuvent se développer
- La qualité de la pose : si le support n’était pas bien préparé, des décollements peuvent apparaître
En résumé : intissé = non-tissé
Pour clore le débat une bonne fois pour toutes : papier peint intissé et papier peint non-tissé, c’est la même chose. Ne te laisse pas embrouiller par les vendeurs ou les descriptions de produits qui font croire à une différence.
La vraie question à te poser, c’est : intissé pur ou intissé vinyle ? Pré-encollé ou à encoller ? Lavable ou lessivable ? Grammage 150 ou 200 g/m² ? Voilà les critères qui comptent vraiment.
Depuis que j’ai découvert l’intissé, je ne reviendrai jamais au papier traditionnel. C’est plus cher à l’achat, mais tellement plus simple à poser, plus résistant, et plus durable. Pour quelqu’un qui aime changer régulièrement de déco comme moi, c’est l’idéal.
Tu as déjà posé du papier peint intissé ? Tu préfères quel type de finition ? Raconte-moi ton expérience en commentaire !